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Folamour discute de son processus créatif et de son prochain album
15 Mai 2020 - Par MAMat

Le DJ producteur lyonnais s'est confié sur sa façon de faire de la musique, sur ses tournées et en a même profité pour parler de son prochain album.


Folamour Folamour était au micro de Magnetic Mag lors de sa dernière interview. Le lyonnais, qui vient tout juste de sortir un nouveau morceau, deux ans après son dernier album, nous en dit plus sur ses débuts, sur sa façon de faire de la musique et sur la gestion de ses émotions.

Des débuts dans un groupe de rock


L'interview débute par un petit retour dans le passé où l'on apprend comment Folamour Folamour est passé d'un groupe de rock à l'utilisation d'Ableton : "J'ai commencé à jouer dans des groupes de rock quand j'étais adolescent. Quand j'ai déménagé en ville, j'ai dû arrêter de jouer des instruments car c'était trop bruyant pour avoir des voisins. Mais l'un de mes meilleurs amis était un DJ et un jour il a dit: "Mec, tu as une bonne collection de disques, tu aimes la musique, tu devrais essayer le DJing."

Et ça a commencé comme ça. J'ai commencé à beaucoup jouer à Lyon, à faire des all night long dans des petits pubs et des petits événements. Puis à un moment je suis resté coincé dans mon lit pendant deux mois à cause d'une maladie et avec tout ce temps, j'ai décidé d'apprendre Ableton
".



Des débuts sur Ableton compliqués malgré ses compétences musicales : "J'ai toujours senti que mes compétences en batterie me facilitaient les choses lorsque je devais couper des échantillons et créer des rythmiques. Même avec l'aspect mélodique aussi, j'avais une idée claire de ce que je voulais faire à chaque fois.

Mais l'écart entre mes compétences et Abeton était énorme ! C'est vraiment un instrument à part entière, vous devez l'apprendre comme si vous appreniez la guitare ou autre chose
".


Quelques mauvais moments en tournée


A propos des shows, Folamour Folamour revient sur certaines dates où le lyonnais a été confronté à certains à des personnes différentes de lui : "Tout d’abord, je dois dire que c’est mieux pour moi dans l’ensemble car je n’ai jamais à me changer en aucune façon. Je suis mon cœur pour être totalement moi-même dans toutes les situations. Je peux faire ce que je veux et les gens le soutiennent, donc c'est vraiment sympa.

Quand j'ai commencé à faire des tournées internationales, j'étais dans beaucoup de situations où j'étais confronté à des gens qui n'étaient pas dans le même mood que moi. Je rentrais chez moi un peu triste en me disant "Oh je ne sais pas ce qui s'est passé, je ne sais pas pourquoi c'était comme ça." Mais je pense que cela m'a aidé à m'améliorer en tant que personne, ça m'a donné confiance en moi
".



Folamour Folamour poursuit en discutant de sa prise de risque de plus en plus grande pendant les shows : "Quand j'ai commencé, j'ai toujours senti que je devais jouer des versions House des chansons que j'aimais, parce que j'étais plus sûr que les gens allaient réagir à ces versions et je savais les mélanger. Mais avec le temps, et moi étant plus confiant sur scène, j'ai pu jouer les chansons originales que j'aime. Je peux jouer des trucs maintenant que je n'aurais jamais imaginé jouer il y a quelques années".

Un troisième album en préparation


Après Umami et Ordinary Drugs, on apprend que la patron du label FHUO est en train de travailler sur son prochain album où on pourrait y retrouver sa voix : "Ces jours-ci, je travaille à trouver ce que je suis capable de faire et ce que je ne peux pas faire. J'ai toujours rêvé de faire des choses mais je me suis arrêté parce que je sentais que je n'étais pas prêt pour ça.

Maintenant que j’ai le temps, j’y vais. Par exemple, j'ai toujours rêvé de chanter mes propres chansons. Je crée mon prochain album en ce moment et je me disais, merde, essayons de chanter ! Peut-être que ça fera quelque chose de bien. J'essaye juste pour l'instant, et si j'échoue, ce n'est pas si important. En ce moment, j'ai le temps d'échouer 100 fois pour réussir la 101e
".



Pour terminer, on apprend comment Folamour Folamour retranscrit ses émotions dans sa musique : "La plupart du temps j'écris ma musique à partir de souvenirs de quelque chose que j'ai ressenti. J'essaie d'écrire une chanson à ce sujet, sur ce sens, sur cette émotion, sur ce moment. La plupart du temps, ce n'est pas basé sur le présent. Parfois, c'est basé sur un livre et ce que ça m'a fait ressentir. J'adore les histoires qui sont un mélange entre la vérité et la dure réalité.

Je pense que je suis le plus créatif quand je ne suis pas vraiment à l'aise, quand je suis un peu nerveux et que j'ai des émotions extrêmes que je veux transmettre. Mais pour essayer de nouvelles choses et repousser mes limites, je pense que je dois être équilibré. J'ai besoin de me sentir en confiance et d'avoir une vision claire de moi-même afin d'essayer quelque chose de nouveau
".


MAMat Article rédigé par MAMat