Quantcast
fermer
Il y a plusieurs langues disponibles, choisissez celle qui vous convient : EN FR

Interview de French Government

Par Morgan

French Government est un duo de jeunes producteurs français qui propose un son à la fois mélodieux et dancefloor, une vraie fraîcheur musicale ! Ils ont accepté de répondre à nos questions.



ClubbingHouse.com : Tout d'abord Merci d'accepter cette interview. Pouvez vous vous présenter et nous parler du concept `French Government French Government` ?
Grégoire : French Government French Government n'est pas un concept, c'est une rencontre. Nous nous sommes rencontrés dans un cadre tout à fait étranger à la musique: celui des débats politiques étudiants (indépendants). Nous étions tellement surpris de rencontrer un autre dj/producteur dans ces sphères là que nous avons pensé à ce pseudo.
Mickael : Nous avons notre univers, décalé et original, incarné par notre mascotte Helmut, un lapin super-héros géant que nous te présenterons avec plaisir ^^

ClubbingHouse.com : On serait ravi de l'interviewer, vous pensez que c'est possible ^^ ? (On peut aussi négocier un autographe peut être...)
G: Ok. Par contre il faut savoir que l'été c'est la saison des amours pour Helmut... Donc soyez prudents! Une telle interview serait exclusive car ce serait la première. Helmut se contente d'habitude de se faire prendre en photo par des touristes japonais.

ClubbingHouse.com : Parlons de vos références. Quels sont les artistes que vous appréciez particulièrement ?
G: On peut en citer énormément: Laidback Luke, John Dälhback, Eric Prydz, D. Ramirez, Etienne de Crécy, Sébastien Léger, Daft Punk, SebastiAn, Geyster, Dabruck & Klein, Arno Cost, Justice, Sebastian Ingrosso, Laurent Pautrat, Laurent Garnier, Joachim Garraud, The Chemical Brothers, Arias, etc. Ces influences récentes coexistent avec l’inspiration suscitée par tous les sons disco, soul, et autres musiques des années 80 et 90.

ClubbingHouse.com : Vous produisez sous le pseudo French Government French Government depuis quelques années déjà. On remarque que vos productions sont assez variées : certaines sont progressives, d'autres plus électro,... Avez-vous choisi de vous attaquer à différents genres ou c'est une évolution de votre style ?
M: Depuis deux ans, nous avons choisi de ne pas nous borner à un seul style musical. Nos influences nous en empêchent de toute façon. Nous sommes condamnés à l'éclectisme.
G: Chacun de nos morceaux est en lui-même un condensé de plusieurs sous-genres de l'électro. En général, les breaks que nous réalisons dans nos morceaux ne sont pas des breaks de morceaux purement électro mais des breaks très mélodieux, qui ont pour but de susciter l'émotion pour mieux libérer l'énergie du dancefloor à la reprise. Et puis, varier ses productions, c'est essentiel pour ne pas se lasser. Il paraît même que nous produisons sous un autre pseudonyme dans un genre complètement différent ;-).

ClubbingHouse.com : Vos morceaux sont généralement assez instrumentaux. Est ce que dans l'avenir vous allez vous orienter vers des morceaux avec vocal ?
G: C'est notre souhait. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu l'opportunité de travailler avec des chanteurs ou chanteuses dont le travail nous aurait totalement séduits.
M: La situation va très bientôt changer, faites nous confiance. Que ce soit grâce aux très bons contacts de notre nouveau manager ou grâce à nos nouvelles machines et à leurs outils de vocoding.

ClubbingHouse.com : Pour ce qui est de la production elle-même, comment ça se passe en studio ? Comment et avec quoi travaillez vous ?
M: On ne travaillait pas sur les mêmes softs au départ. Grégoire m'a rejoint sur Fruity Loops, qui est un séquenceur très souple, loin de l'image que certains en ont, et que nous ne sommes pas les seuls à utiliser: Arno Cost, Deadmau5, Laidback Luke etc sont de belles références pour nous.
G: Nous travaillons donc à 80% sur soft, avec des vst (principalement Reaktor, Pro53, Poizone) et avec un synthé MicroKorg. Chaque mois, chacun de nous trouve des thèmes. On sélectionne ceux qui nous font le plus craquer et on bosse à deux pour en faire un morceau complet. On laisse souvent le morceau mûrir un peu avant de le retoucher puis de le présenter aux labels. C'est vrai que nous n'avons absolument aucun problème d'inspiration, mais il nous faut souvent du temps avant de nous décider à envoyer une prod aux labels. On essaye d'être un peu perfectionnistes.

ClubbingHouse.com : Parmi vos références, il y en a au moins une avec qui vous souhaiteriez vous enfermer en studio ?
G et M: Sebastien Léger, sans aucune hésitation. Et s’il fallait parler de remixeurs surdoués : Dabruck & Klein.

ClubbingHouse.com : Vous n'êtes pas seulement producteurs mais aussi dj. C'est une autre facette de French Government French Government ?
G: Je suis Dj à la base et je tenais à développer un concept de show avec Mickael. Le plaisir ultime, c'est de jouer sa propre musique, si possible en ne se contentant pas d'enchainer les morceaux entre eux.
M: Le contact avec le public nous rend heureux. C'est la récompense de tout notre travail. C'est donc essentiel de concilier composition et mix.

ClubbingHouse.com : Quels sont les morceaux que vous écoutez en boucle en ce moment ?
M: Citons en 2 chacun. J'écoute la dernière bombe de Dirty South et Axwell – Open your heart, avec un magnifique vocal de Rudy. Et depuis la sortie de l'album Planets de Sébastien Léger, je suis resté bloqué sur Pluton, une pure merveille.
G: De mon côté, les deux sons qui font le plus chauffer mon ipod ces jours-ci sont le remix du morceau Cafe del Mar de Energy 52 réalisé par Out of office et le dernier Dabruck & Klein – The comeback of the hero.

ClubbingHouse.com : Que pensez vous de la scène électronique française actuelle ?
G: Je pense qu'elle reste un pôle mondialement reconnu mais qu'elle a encore besoin de renouvellement. Je suis très heureux de voir où en sont des gens comme Arno Cost, Arias, Tristan Garner etc, mais je pense qu'on a besoin de nous aussi (rires) !
M: Je constate avec bonheur que la scène française a désormais tendance à s'exprimer dans tous les styles de l'électro. On retrouve des frenchies dans les tops des classements house/electro/progressive...

ClubbingHouse.com : Justement vous comptez parmi les fondateurs du "Syndicat du Bruit", pouvez vous nous présenter ce collectif ?
G : Le syndicat du bruit est à la fois une association de promotion et de défense de la musique électronique (trop de clichés restent liés à elle), un catalyseur de projet et un repère de jeunes talents que nous sélectionnons et à qui nous proposons une série d’avantages. Nous organisons des rencontres avec de grands Djs, producteurs ou acteurs de la musique électronique (prochainement Mathieu Bouthier) et sommes ouverts à toutes les collaborations. J’ai lancé la machine il y a quelques mois et c’est vraiment à la rentré que, grâce à toute la joyeuse équipe qui m’accompagne (Tom Chris, Bdou, Jsr…), le Syndicat du Bruit commencera à faire parler de lui.
M : Grégoire et moi avions déjà « travaillé » ensemble dans une association et c’est tout naturellement que nous avons souhaité mettre à profit notre expérience dans ce domaine. Nous avons de bons projets, je pense que la rentré 2008 sera chargée ! Vous pourrez bientôt nous retrouver sur le web (pour l’instant sur facebook).

ClubbingHouse.com : Revenons un peu sur votre actualité. Quels sont vos projets ?
G: Ce sont surtout des projets de signatures et de remix. Nous venons de terminer 4 nouvelles prods que nous voulons signer sur de gros labels français. Quelques projets de résidences radio aussi.
M: Et puis à plus long terme, sachez que l'on travail sur un projet d'album complet. On souhaite aussi revenir au podcast pour diffuser largement nos sets.

Merci pour cette interview, on vous souhaite une très bonne continuation et bonne chance !


Morgan Article rédigé par Morgan
Artistes liés
French Government French Government