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Mais que se passe-t-il autour de Tomorrowland ?
18 Juin 2021 - Par Louis D

Récemment, après que le gouvernement belge ait donné des nouvelles positives concernant la tenue de grands événements, les bourgmestres des communes de Boom et Runst auraient finalement interdit la tenue du festival. Les organisateurs ainsi que des membres du gouvernement belge ont réagi : voyons cela.


Explication du refus


Selon les bourgmestres de Boom, Jeroen Baert et de Rumst, Jurgen Callaerts, la motivation derrière ce refus est que le décret ministériel, permettant de pouvoir organiser des événements réunissant jusqu’à 75.000 personnes à partir du 13 août, n’a pas encore été publié. Par ailleurs, la pensée s'est dirigée vers la police, qui pourrait ne pas assumer le travail supplémentaire qu’implique la vérification des "Pass Sanitaire".

« En tant que bourgmestres, nous avons une responsabilité pénale, mais aussi morale. Je trouverais très difficile, à titre personnel, si une épidémie locale éclatait à la suite de Tomorrowland en faisant des victimes. Nos principales préoccupations sont la situation épidémiologique et les risques pour la population locale. » justifie Jeroen Baert

« C’est une décision de bon sens, pas une décision de cœur » rajoute Jurgen Callaerts. « Tomorrowland est chez nous depuis des années et nous espérons le voir revenir en 2022. Mais cette fois : c’est trop tôt. La situation épidémiologique n’est pas encore totalement sous contrôle et nous n’avons pas non plus la certitude qu’elle le sera à la fin du mois d’août. »



« laisser mûrir l’information du refus de la demande de permis » et agir en conséquence


Ce sont les mots que les organisateurs de Tomorrowland ont prononcé. Si jamais l'information grandit, une décision sera prise avec, sans doute, d’éventuelles démarches juridiques.

Les organisateurs rejetteraient déjà certains arguments avancés pour justifier le refus. Par exemple, une base légale, étant la publication attendue de l’arrêté ministériel, pourrait apporter une solution. Une autre solution qui pourrait être créée de faire contrôler le "Pass Sanitaire" par des services de sécurité privés. Selon l’organisation de Tomorrowland, le fait que les experts du GEMS soient préoccupés par la situation épidémiologique a déjà été pris en compte par le comité de concertation lorsqu’il a décidé d’autoriser la tenue des festivals à partir de la mi-août.

Voici les déclarations de la porte-parole Debby Wilmsen : « En tant qu’organisateurs de Tomorrowland, nous voulons avant tout organiser un festival sûr et nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous continuerions toujours à évaluer et à anticiper la situation épidémiologique » avant de rajouter : « Pas de Tomorrowland pour la deuxième année consécutive est un énorme désastre pour notre entreprise, mais aussi pour les plus de 1.500 fournisseurs impliqués, de nombreux indépendants et nos milliers d’employés. Nous sommes toujours prêts à 100 % à tout organiser de la manière la plus professionnelle possible, si la situation épidémiologique le permet et de pouvoir fêter une belle fin d’été avec nos festivaliers. »

Forte réaction de membres du gouvernement belge face à l'interdiction des bourgmestres


Le ministre flamand de l'Intérieur, Bart Somers a annoncé jeudi 17 au soir qu'il s'entretiendra rapidement avec les bourgmestres de Boom et de Rumst, puisqu'il tient à ce qu'ils changent d'avis. « Ce secteur a beaucoup souffert de la crise du coronavirus et nous l'avons soutenu avec des ressources financières, mais à partir du 13 août, il devrait être à nouveau possible d'organiser de plus grands festivals », a-t-il déclaré auprès de HLN.

« Les bourgmestres restent responsables en dernier ressort, et je veux respecter cela », reconnaît le ministre, mais il tient à trouver des solutions : « Je veux voir avec eux quels sont les problèmes et comment nous pouvons les résoudre ensemble. Je pense que nous devrions au moins faire un effort très sérieux ensemble. Je crois que s'il y a de la bonne volonté, il y a des solutions », assure-t-il.

Il continue d'appuyer son soutien en comparant Tomorrowland avec le festival Pukkelpop : « Si Pukkelpop est possible, alors je suis convaincu que nous pouvons aussi organiser Tomorrowland"."Des obstacles que nous pouvons éliminer dans les prochains jours. »

Par ailleurs, Annelies Verlinden, ministre fédérale de l'Intérieur, se dit aussi disposée à rencontrer les bourgmestres. « Ils ont peut-être vu des obstacles que nous pouvons éliminer dans les prochains jours », a-t-elle déclaré au micro de Radio 1, radio flamande. Pour elle, l'argument de l'arrêté ministériel est "étrange" : « Cela ne peut pas être une raison pour rendre une décision négative. Le cadre est en place depuis le comité de concertation du 11 mai. »

Enfin, la ministre comprend que les services de police sont insuffisants pour assurer les contrôles. Pour remédier à cela, elle veut permettre aux entreprises de sécurité privées d'opérer les vérifications du "Pass Sanitaire". Dubitative sur la situation sanitaire en Belgique, elle tente de se montrer rassurante malgré les inquiétudes que les bourgmestres de Rumst et Boom ont : « Les virologues sont bien sûr, impliqués dans notre prise de décision. Ils n'ont récemment donné aucun nouveau conseil et la la situation sanitaire dans notre pays a évolué positivement depuis. »

Source : lesoir.be et lalibre.be


Louis D Article rédigé par Louis D