fermer
There are several languages available, choose the one that suits you better : EN FR
Compte rendu d'I Love Techno Europe 2017
19 Décembre 2017 - Par Dim See

Notre reporter Dim See, accompagné d'Hassan Boufennane et son appareil photo, était présent au festival I Love Techno Europe ce week-end. Voici son compte-rendu...






I Love Techno est sûrement l'un des festival les plus mythique de l'histoire. Longtemps basé au Flanders Expo de Gent en Belgique, depuis 2011, I Love Techno a traversé nos frontières et s'est installé au Parc Expo de Pérols pour le plus grand bonheur des festivaliers Français.

Cette année 2017 était très attendue grâce à un line-up impressionnant et diversifié, retour sur cette soirée ayant attirée plus de 24 000 personnes. Après avoir fait plusieurs fois l'édition Belge ainsi que l'édition Française en 2013, j'avais hâte de découvrir l'évolution de cette édition désormais appelée I Love Techno Europe.





Artistes


Avec un line-up diversifié, allant de Jeff Mills Jeff Mills à Zomboy Zomboy, en passant par Paul Kalkbrenner Paul Kalkbrenner qui présentait pour la première fois son nouveau live Back To The Future en France, il y en avait pour tous les gouts en matière de techno et bass-music.

Les artistes étaient répartis dans 4 halls. Tour d'horizon :

Red Room, c'est le plus grand hall de cette soirée avec les plus grosses têtes d'affiches. Nous avons fortement apprécié le Drum live de Citizen Kain Citizen Kain, vraiment parfait pour se chauffer ! Agents Of Time Agents Of Time ont parfaitement su motiver la Red Room avant la messe de Paul Kalkbrenner Paul Kalkbrenner. Ce nouveau live spécial des années 80 & 90's est vraiment un voyage temporel que tout amateur de techno se doit de vivre. Il y avait une vraie communion avec le public qui s'était massé en (très, voir trop...) grand nombre pour l'occasion. Ensuite, l'Italien Sam Paganini Sam Paganini est venu mettre le feu aux poudres avec un set monstrueux dans le cadre de son album « Zénith ». Enfin, Rødhåd et Jeff Mills Jeff Mills sont venus clore la Red Room pleine à craquer.

Du côté de la Green Room, nous avons découvert le live très sympa de The Blaze. Au programme, il y avait Etienne de Crecy sur un Dj set dans son pur style electro, suivi d'un B2B entre Agoria & Oxia qui n'étaient clairement pas venus pour faire dans la dentelle. Enfin, le très apprécié Boris Brejcha s'est chargé de la close

La Blue Room était axée bass-music, Drum'n'bass. Avec quelques pointures du milieu comme Dimension ou Herobust. Le point d'orgue était Zomboy Zomboy, dont les rares venues en France ont fait de sa présence un évènement. Il a clairement retourné la salle, totalement acquise à sa cause.

Enfin, la Purple Room, située dès l'entrée du festival proposait un line-up d'artistes locaux dans une ambiance vraiment groovy sur un excellent sound system.

Nous avons été agréablement surpris par la qualité sonore générale et les lumières, en particulier sur la Red Room et la Purple Room. La Green Room avait clairement trop d'infra, au contraire de la Blue Room qui en manquait parfois pour sa part.





Organisation


L'un des gros point fort de cette édition d'I Love Techno Europe était sans aucun doute l'organisation générale. Un réel effort a été réalisé pour que les festivaliers profitent pleinement de cette expérience. Quasiment aucune attente, que ce soit à l'entrée, vestiaire ou bar et stands de restauration. Autre point très important à souligner : la sécurité, omniprésente et très ouverte au dialogue pour que le festival se passe dans une excellente ambiance.

Le festival a d'ailleurs mis en place avec la ville de Montpellier un système de tram et de navettes toute la nuit, avec un ticket a 2 euros l'aller/retour, le tout étant très bien géré et optimisé. Cette initiative est malheureusement trop rare en France et a permis de contribuer à la sécurité et l'excellente organisation du festival, bravo !





Boissons/restauration


Avec des bars sur toutes les scènes, des toilettes partout, et divers stands de restauration, I Love Techno Europe a su parfaitement répondre aux attentes du public. Que vous vouliez manger un wrap végétarien ou un pizza, burger ou sucreries, vous trouviez forcément votre bonheur. Idem aux bars, avec une grille tarifaire habituelle en festival (4 euros le demi, 7 euros la pinte, 1,50 euros la bouteille d'eau).

En plus, un shop I Love Techno et des animations en partenariat avec Pioneer Dj France et Fun Radio se trouvaient dans la Purple Room.

I Love Techno est cashless


Le festival donnait la priorité au système cashless. Aucun échange d'argent liquide ou de carte bleue n'avait lieu durant le festival. Il était donc possible de payer avec une carte cashless (en s'enregistrant à l'avance sur le site d'I Love Techno et en chargeant sa carte) ou en téléchargeant une appli sur smartphone. Et il faut avouer que le système a été relativement bien géré au niveau des bars et stands de restauration.




Bilan


Malgré un public pas toujours respectueux, et beaucoup de bousculades, lors des gros headliners, I Love Techno reste un festival mythique à vivre ! Le line-up ultra lourd pour un tarif relativement abordable font d'I Love Techno Europe un « must-have » du genre.

L'organisation a vraiment été bonifiée au fil des années et c'est clairement un atout majeur pour ce festival en comparaison d'autres évènements. Le système de navettes toute la nuit permet de rentrer en toute sécurité, et l'effort a été fait sur l'accessibilité générale au festival. Vivement 2018 !


Crédit Photo : Hassan Boufennane / ClubbingHouse.com
Dim See Article rédigé par Dim See